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30/01/2009

Mots d'adieu du grand-père

Le début de l'un des livres préférés de Barack Obama

"I am not ashamed of my grandparents for having been slaves. I am only ashamed of myself for having at one time been ashamed.

About eighty-five years ago, they were told that they were free, united with others in our country, and they believed it, they exulted in it.They stayed in their place, worked hard, and brought up my father to do the same. But my grandfather is the one, he was an odd old guy, and I am told I take after him. It was he who caused the trouble. On his deathbed, he called my father to him and said:Son, after I'm gone, I want you to keep up the good fight,I never told you but our life is a war and I have been a traitor all my born days, a spy in the enemy's country ever since I give up my gun back in the reconstruction. Live with your head in the lion's mouth. I want you to overcome them with yeses, undermine them with grins, agree them to death and destruction, let them swoller you till they vomit or bust wide open.Learn it to the young-uns, he whispered fiercely, then he died."

RALPH ELLISON       [Invisible man]   1952

14:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

(PdF pour père de famille, hein, AME) Pas encore grand père, mais ça viendra, et qu'est-ce que je dirais donc à ceux-ci, s'ils me trouvent ? La même chose... Je ne suis pas noir, mais esclave certainement, de tant de choses au fond, de ces images disons, ou alors de cette manière de gagner ma vie, ou alors encore de cette idée d'une vie "digne" ou "honnête" mais qui ne consiste pas (pas seulement ?) à offrir à ceux (en l'occurrence celles) que j'aime vacances, autres objets électroniques (et puisque l'une de mes filles possède - c'est le cas de dire- un imac et l'iphone qui va avec (ce dernier qu'elle s'offrît avec ses cours de maths ou autres donnés à des jeunes gens dont les parents etc...), pourquoi pour l'autre ne pas faire l'effort ? Oui, l'effort financier, voilà, bon, de quoi se double-t-il ? Accepter des travaux que je déplore, tenter de répondre aux demandes qui me semble tellement iniques, et puis ramer pour parvenir à les rendre en temps et heures ? Eh bien, l'esclavage, oui... Aussi, disons... Et c'est pourquoi dans les rues hier, ce qui se passait avait une autre qualité, couleur, un autre écho, parce que (peut-être est-ce simplement mon état d'esprit, et ma vie présente aussi) cet état d'esclavage pour des choses qu'on ne désire pas, mais dont il faut bien faire la part, devient, de plus en plus, insupportable.

Écrit par : PdF | 30/01/2009

oui, un livre terrifiant, qui va bien au-delà en effet du destin de paria de l'homme noir, de la duplicité du notable noir qui s'est fait complice de la bourgeoisie américaine; la ségrégation est ailleurs, elle est camouflée, celui qui trime est condamné à n'être pas vu, à être oblitéré; tu évoques bien la suradaptation que l'on fait au consumérisme imbécile actuel, mais en conservant un bon niveau de conscience politique et de réflexion, preuve, notre implication jeudi; continuons à expliquer çà à nos enfants.....Au fait, je t'ai reconnu!

Écrit par : Anne-Marie Emery | 31/01/2009

Un jour, AME, on se rencontrera (Pensées Classées, je l'aime bien François), parce que Paris comme vous toi je ne sais pas bien avec ce monde virtuel, je l'aime bien beaucoup comme toi vous. Quant aux lectures, ces temps-ci, elles passent à l'arrière plan (trop de choses à penser, faire, distribuer, composer, résoudre, remplir, signer, décider, etc etc...). Dommage pour Edith Wharton, elle attendra...

Écrit par : PdF | 31/01/2009

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