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05/01/2009

vacance..(2) erreur de manip

"Les bûches qui ne se consument pas, celle-là pas encore braise, et celle-ci toujours pas cendre, parce qu'on fait du feu même en été pour aider le sol à sécher.Les gouttes de pluie suivies une à une de haut en bas le long du carreau, , rideau soulevé, front collé.Et la pluie sur la route, comme un spectacle, quand ses gouttes drues s'écrasent en libérant une armée de petits cavaliers qui galopent. Qui est le chef et où ils disparaissent?La pluie, pour la mère, toujours, "c'est juste un nuage qui passe"même quand elle dure du matin au soir.Fixer les nuages pour les empêcher de faire demi-tour, quand ils sont passés.Impossible, se déforment et s'effilochent.L'optimisme maternel que je ne comprends pas, elle, certaine que "çà va se lever". N'admet pas.

Sortir pour essayer de tromper l'ennui autrement. A travers les trèfles à quatre feuilles, jusqu'à en trouver un et n'en rien faire. Debout, de temps en temps sur la balançoire, pour voir plus loin si quelque chose se passerait.. Attendre qu'il soit six heures du soir pour aller au Pilet, faire remplir notre pot à lait en fer blanc di litre de lait quotidien, trop mousseux, écoeurant de tièdeur.Incapable d'en boire une goutte."

Martine Sonnet    [Atelier 62 ]

et si ms passe par là , je lui demande pardon pour cette étourderie et je la remercie surtout d'avoir si joliment évoqué nos enfances. AME91

14:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

Vacance

"Au mois d'août, la Régie ferme, le père est en vacances.Beaucoup de Billancourt pendant ce temps là,à la campagne aussi, mais dans les familles ou les belles-familles..Le père, en vacances chez lui.

Dans la  maison au bord de la route s'écoulent aussi trop lentement, toutes mes vacances d'écolière.De plus en plus seule, à mesure que les ainés travaillent, se débrouillent, vivent leur vie.Je rêve de passer comme eux le mois d'août à Paris mais, trop maigre, trop pâle et des yeux cernés qui me condamnent à me fortifier " au bon air de la campagne".

Tout l'été passe à essayer en vain d'effacer ce que tout le monde prend, à tort, pour des stigmates de la vie citadine. Des reproches muets à la décision paternelle de nous avoir emmenés ailleurs.Je ne sais pas quoi faire et j'expérimente tout de l'ennui.Les aiguilles figées sur les cadrans d'horloge,

 

13:36 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/01/2009

Solde

"A vendre,l'anarchie pour les masses; la satisfaction irrépressible pour les amateurs supérieurs; la mort atroce pour les fidèles et les amants!

A vendre, les habitations et les migrations, sports, féeries et comforts parfaits, et le bruit , le mouvement et l'avenir qu'ils font!

A vendre les applications de calcul et les sauts d'harmonie inouïs.Les trouvailles et les termes non soupçonnés, possession immédiate.

Elan insensé et infini aux splendeurs invisibles, aux délices insensibles,-et ses secrets affolants pour chaque vice-et sa gaieté effrayante pour la foule.

A vendre les Corps, les voix, l'immense opulence inquestionable, ce qu'on ne vendra jamais. Les vendeurs ne sont pas à bout de solde!Les voyageurs n'ont pas à rendre leur commission de si tôt!"

ARTHUR RIMBAUD    [extrait de Solde, tiré des Illuminations, 1874]

 

09:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)