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27/12/2007

Ceux-là,on ne s'en sépare pas

Il parait qu'hier, ils revendaient en masse les livres reçus à Noël.

Ceux dont je vais vous parler,vous n'aurez jamais envie de vous en débarasser; vous aurez constamment envie de vagabonder dans leurs pages; vous y trouverez à chaque fois autre chose; on change....on vieillit.....

ILs vont vous nourrir; vous achèterez des meubles et des étagères; vous les classerez, les reclasserez, pesterez contre leur nombre croissant mais n'y pourrez rien.Vous leur trouverez toujours une petite place.

Je suis sûre que certains se reconnaissent déjà;pourquoi ne pas échanger nos idées de trésors?

Bonne lecture        AME91

10:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

26/12/2007

pour vous faire sourire en cette journée grise

J'arrive d'Inde et me suis replongée dans Kipling.

Lisez"Histoires des mers violettes" dont voici un aperçu.

"Quand le linge commença à semer ses boutons, je me mis à la recherche d'un moyen de les remplacer. Il y avait une bonne; elle n'était pas extrêmement laide; je supposais qu'elle savait coudre...Je m'efforçai de m'introduire dans ses bonnes grâces; les boutons tombaient comme des feuilles d'automne;je lui donnai un baiser; les boutons furent immédiatement attachés; la bonne aussi malheureusement; je compris qu'elle envisageait un avenir officiel de couture; or, mon budget ne comportait aucune extension...Mes chemises sont de nouveau sans boutons et je suis perdu de réputation..."

Rudyard Kipling

Namasté(mot de courtoisie indienne)   AME91

17:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2007

La vie nous est rendue tous les matins

Je viens d'apprendre le décès de Julien Gracq; écoutez le:

"Il y a dans notre vie des matins privilégiés où l'avertissement nous parvient, où, dès l'éveil résonne pour nous, à travers une flânerie désoeuvrée qui se prolonge, une note plus grave,comme on s'attarde, le coeur brouillé, à manier un à un les objets familiers de sa chambre à l'instant d'un grand départ.Quelquechose comme une alerte lointaine se glisse jusqu'à nous dans ce vide clair du matin plus rempli de présages que les songes.C'est peut-être le bruit d'un pas isolé sur le pavé des rues... mais ce bruit de pas éveille dans l'âme  une résonance de cathédrale vide.Notre âme s'est purgée de ses rumeurs et du brouhaha de foule qui l'habite...Dans la mesure intime de la vie qui nous est rendue, nous renaissons à notre force et à notre joie mais parfois cette note est grave  et nous surprend comme le pas d'un promeneur qui fait résonner une caverne: c'est qu'une brèche s'est ouverte pendant notre sommeil..et qu'il nous faudra vivre maintenant pour de longs jours comme dans une chambre familière dont la porte battrait inopinément sur une grotte".

Julien Gracq  [Le rivage des Syrtes]

16:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)